Les lauréats du Prix Samuel de Champlain
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Le Prix Samuel de Champlain

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2016 :  Francis Geffard Nancy Huston

Passionné aux multiples vies, Francis Geffard est un hyperactif de la promotion de la littérature nord-américaine.
A l’âge de 21 ans, il fonde la célèbre librairie Millepages à Vincennes et se lance dans de multiples allers-retours outre-Atlantique. Il en revient chargé de trésors littéraires non édités en France qu'il publie d'abord dans la collection Terre indienne chez Albin Michel puis, avec le même succès, dans la collection Terre d'Amérique. Certaines de ses pépites, comme le canadien Joseph Boyden et son « Chemin des Ames », rencontre un immense succès.
Cette année encore, il mettra à l’honneur des auteurs canadiens comme Guy Vanderhargh ou John Vigna.
Insatiable et partageur, Françis Geffard cofonde en 2002 le salon America, qui reçoit à Vincennes, tous les deux ans, les plus grands écrivains américains et canadiens.  

Née à Calgary au Canada, Nancy Huston vit à Paris depuis plus de 30 ans.
Par son aisance égale dans les registres anglophone et francophone, l'écrivaine est un véritable trait d’union entre le Canada et la France.
Elle est l'auteure de nombreux romans et essais primés parmi lesquels Instruments des ténèbres (1996 ; prix Goncourt des lycéens et prix du Livre Inter), L’Empreinte de l’ange (1998 ; grand prix des lectrices de Elle), Lignes de faille (2006 ; prix Femina).
Cet été, Nancy Huston s'est fait remarquer avec son nouveau roman, Le club des miracles relatifs. Elle vient également de publier un essai "Sois Belle / Sois fort" dans lequel elle s'interroge sur la nécessité de  prendre conscience du corps et des pulsions face au fanatisme.
Engagée et militante, la Canadienne écrit régulièrement des tribunes dans les médias français.

Alain Bideau
Francis Geffard
Alain Bideau
Nancy Huston
Alain Bideau
L’Ambassadeur Alfred Siefer-Gaillardin et Nancy Huston
Alain Bideau
De g. à d. : L’Ambassadeur Alfred Siefer-Gaillardin, président de l’Institut France Canada - Francis Geffard, lauréat - Nancy Huston, lauréat - Line Beauchamp, Déléguée Générale du Québec - L’Ambassadeur du Canada, S.E. Lawrence Cannon - Lyse Lefebvre-Guery, Secrétaire-Générale Institut France-Canada
   
   

2015 :  Alexandre Tharaud Bernard Labadie

Alexandre Tharaud commence très jeune le piano ; sa première professeure, Carmen Taccon-Devenat, ancienne élève de Marguerite Long, lui a appris beaucoup plus que la musique, notamment la respiration avec l'instrument, selon ses propres impressions. Il entre au Conservatoire de Paris où il obtient un premier prix de piano dans la classe de Germaine Mounier. Il se forme aussi auprès de Theodor Paraskivesco, Claude Helffer, Leon Fleisher et Nikita Magaloff.
En 1987, Alexandre Tharaud est lauréat du concours international Maria Canals (Barcelone), puis du Concours Citta di Senigallia (Italie) ; il remporte en 1989 le 2ème prix du Concours international de Munich. Il se produit alors en récital partout dans le monde : Philharmonie de Cologne, Wigmore Hall de Londres, Concertgebouw d’Amsterdam, Suntory Hall de Tokyo…
Il travaille également avec des orchestres en France et à l’étranger, sous la direction de chefs prestigieux comme Bernard Labadie, Georges Prêtre, ou Marc Minkowski.
En novembre 2011, il a fait une tournée en Europe avec Les Violons du Roy, ensemble baroque canadien réputé. Alexandre Tharaud a enregistré de nombreuses œuvres, d’époques tout à fait différentes (Couperin, Bach, Chopin, Ravel, Satie, Thierry Pécou). Il a été récompensé à plusieurs reprises pour ses disques, par exemple avec le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros (1997 et 2003). En 2009, le Ministère de la Culture l’a nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Le dernier enregistrement d'Alexandre Tharaud, intitulé Le Bœuf sur le toit, est consacré au monde musical des Années Folles.

Reconnu internationalement pour son expertise dans le répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles, Bernard Labadie est le fondateur des Violons du Roy et de La Chapelle de Québec, deux groupes fondés respectivement en 1984 et 1985 et qu’il dirige dans le cadre de leurs saisons régulières à Québec et à Montréal ainsi qu’en tournée en Amérique et en Europe. À leur tête, il a enregistré une vingtaine de disques pour les maisons Virgin Classics, Dorian, Atma, Hyperion et Naïve.
Chef invité très recherché, il dirige régulièrement les grands orchestres symphoniques nord-américains, notamment ceux de Chicago, New York, Boston, Philadelphie, Cleveland, San Francisco, Los Angeles, Saint-Louis, Houston et Toronto. Il a aussi dirigé au Metropolitan Opera. En Europe, on l’a vu entre autres au pupitre de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Orchestre de la Radio Bavaroise, à l’Orchestre philharmonique de Radio-France et au Liceu de Barcelone. Il est également l’invité régulier de l’Orchestre symphonique de Melbourne en Australie.
De plus en plus en demande auprès des orchestres jouant sur instruments d’époque, il dirige régulièrement l’Academy of Ancient Music, et on a également pu l’applaudir en compagnie de l’Orchestra of the Age of Enlightenment, The English Concert et l’Orchestre du Collegium Vocale Gent.
 Grand ambassadeur de la vie musicale de Québec, sa ville natale, Bernard Labadie a été fait Officier de l’Ordre du Canada en 2005 et Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2006. En 2008, il a reçu le Banff Centre’s National Arts Award pour sa contribution au développement des arts au Canada, et un doctorat honorifique de l’Université Laval, son alma mater.

Alain Bideau Bernard Labadie
Alexandre Tharaud et Bernard Labadie Avec des membres du jury du Prix Samuel de Champlain
   
   
2014 :  Brigitte Lefèvre Marie Chouinard

Brigitte Lefèvre entre à 8 ans à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris et débute à 16 ans dans le Corps de ballet. Elle y danse les ballets de George Balanchine, Roland Petit, Maurice Béjart, Michel Descombey, Gene Kelly, sans oublier les grandes œuvres classiques. En 1970, elle crée sa première chorégraphie Mykrocosmos, (sur une musique de Bartók), ballet présenté à Avignon. Elle réalise plusieurs chorégraphies pour la comédie musicale et le théâtre au Théâtre de la Ville. Elle chorégraphie également La Révolution Française au Palais des Sports.
En 1972, elle fonde avec Jacques Garnier le Théâtre du Silence, installé à la Rochelle de 1974 à 1985 qui sera l’une des premières compagnies de danse « implantées » en France. Motivée par la pédagogie, elle enseigne la danse classique et contemporaine au sein de sa compagnie. En septembre 1992, elle devient Administrateur Général de l’Opéra de Paris-Garnier et en 1995 est nommée Directrice de la Danse de l’Opéra national de Paris.
Elle s’attache à construire un répertoire en accordant une place importante au maintien des grands ballets classiques, mais programme régulièrement des chorégraphies qui ont marqué le XX siècle. Après 47 ans d’absence, Brigitte Lefèvre accompagnera le Ballet de l’Opéra de Paris à partir du 16 octobre 2014 à la Place des Arts de Montréal, dans, l’une des grandes œuvres historiques du répertoire, Paquita.

En 1978, la chorégraphe montréalaise, Marie Chouinard présente sa première création, Cristallisation, qui la consacre aussitôt comme une artiste singulière, animée d’une quête d’authenticité communicative. Suivra une trentaine de solos présentés sur la scène internationale dont les incontournables Marie Chien Noir (1982, S.T.A.B (Space, Time and Beyond (1986) et l’Après-midi d’un faune, chorégraphies marquantes de la danse contemporaine des 30 dernières années.
En 1990, la soliste et chorégraphe fonde sa propre compagnie, la Compagnie Marie Chouinard. Dès lors, la Compagnie présente ses spectacles à travers le monde, coproduisant ses œuvres avec différents partenaires tels que La Biennale de Venise, LE Festival international de danse ImPulsTanz (Vienne) le Théâtre de la Ville (Paris), la Fondation Gulbenkian (Lisbonne), la Fondazione Musica per Roma (Rome), le Festival TransAmériques (Montréal), la Place des Arts (Montréal) et le Centre National des Arts (Ottawa).
Photographe, auteure, conceptrice d’éclairage et scénographe, son opus compte également des œuvres multimédias et cinématographiques. En 2011, elle fonde Les Prix de la Danse de Montréal, prix international de danse.

Alain Bideau Gil Rémillard

2013 :  Alain Bideau Gil Remillard

Alain Bideau, Délégué général du Centre Jacques Cartier et Directeur de recherche au CNRS en classe exceptionnelle,  est docteur en Histoire économique, démographique sociale de l’Université Lumière Lyon 2.  

Il fonde en 1984 conjointement avec Monsieur Charles Mérieux le Centre Jacques Cartier ayant pour vocation l’établissement et le développement de partenariats entre d’abord Lyon, puis Rhône-Alpes avec le Québec, puis le Canada. Les Entretiens Jacques Cartier  en sont depuis 1987 la manifestation principale. Ces entretiens s’articulent autour de quatre axes qui sont autant de priorités fortes, soit des colloques scientifiques , des entretiens sur les grands problèmes de société, le troisième volet fait place à l’économie sociale et enfin le volet culturel constitue le quatrième pivot de cette manifestation annuelle qui se déroule, selon les années, en Rhône-Alpes ou au Québec. Le Centre Jacques Cartier est ainsi engagé dans un dialogue constructif avec les collectivités territoriales. Les Entretiens Jacques Cartier sont un pari permanent visant à faire, avec d’autres partenaires, de la coopération franco-québécoise et canadienne, un espace privilégié. Ils ouvrent de nouvelles voies à la réflexion, sur les stratégies à développer  et les actions futures à mener.

Spécialiste de démographie historique et de génétique des populations, Alain Bideau oriente, depuis une trentaine d’années, ses travaux vers l’étude de la concentration géographique des maladies héréditaires à l’échelle régionale. Auteur de plus de 110 publications scientifiques dans les revues internationales de sa discipline, il a notamment participé à la publication aux Presses Universitaires de France (PUF) de l’ouvrage collectif "L’histoire de la population française" en quatre volumes publié en 1988. Il a publié en 2007 dans la collection Etudes et enquêtes historiques de l’INED, l’ouvrage « Essai de démographie historique et de génétique des populations. Une population du Jura méridional du XVIIème siècle à nos jours ». L’ouvrage « Une communauté allemande au Brésil. De l’immigration aux contacts culturels XIXe – XXe siècle » a été publié en 2011 dans la même collection. Il a été Conseiller Technique auprès du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, chargé des affaires internationales et européennes (Enseignement Supérieur) et de la francophonie de mars 1993 à mai 1995 , Membre du Conseil Supérieur des Français de l’Étranger - 1997-2003 ; Adjoint au Maire de la Ville de Lyon , 1995-2001, Vice-président de la Communauté Urbaine de Lyon chargé des relations institutionnelles et des relations avec la Région Urbaine de Lyon – 2001-2004

Gil Rémillard, Président fondateur du Forum économique international des Amériques-Conférence de Montréal, est diplômé en philosophie, en sciences politiques et docteur en droit. Gil Rémillard a exercé ses compétences tant dans le domaine de l’enseignement que dans la pratique privée du droit et de la politique. Il sera tour à tour Ministre des Affaires canadiennes, Ministre des Relations Internationales, Ministre de la Sécurité publique et Ministre de la Justice pendant plus de cinq ans. A ce titre, il préside à la réalisation du nouveau code civil du Québec, en vigueur depuis 1994. Quittant la politique en 1994, il devient professeur à l’Ecole nationale d’administration publique du Québec (ENAP) et avocat-conseil au sein du cabinet Fraser Milner Casgrain, maintenant Dentons Canada. Il fonde en 1995 le Forum économique international des Amériques qui organise chaque année en juin la Conférence de Montréal, en octobre le Toronto Global Forum et en avril le World Strategic Forum de Palm Beach. Il est aussi président et éditeur de la revue économique FORCES. La Conférence de Montréal a pour mission de développer la connaissance des grands enjeux de la mondialisation des économies en mettant l’accent sur les relations entre les Amériques et les différents continents. Ses thématiques sont : l’économie et la gouvernance; l’énergie, les ressources naturelles et le développement durable; le commerce international et les Amériques; la santé, l’innovation et les technologies.  Le Forum des Amériques a été créé dans le but de promouvoir une présence en Amérique du Nord dans les décisions entourant les grands enjeux économiques de l’heure Il a également pour mandat de permettre la conclusion d’ententes, de fournir des occasions d’affaires et d’offrir une information privilégiée. Monsieur Gil Rémillard est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles, dont notamment «  Le fédéralisme canadien, tome I et II.

Alain Bideau Gil Rémillard

2012 :  Nathalie Bondil Michel Coté

Nathalie Bondil
Directrice et conservatrice en chef du Musée des Beaux-arts de Montréal
Michel Coté
Directeur général du Musée de la civilisation à Québec

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, française d’origine, historienne de l’art de formation, intègre le Musée en 1999, en devient conservatrice en chef en 2000 et directrice en 2007.
Elle a agi comme commissaire de plusieurs expositions telles que Hitchcock et l’Art : coïncidences fatales, Picasso érotique, L’invitation au voyage : l’avant-garde française de Gauguin à Matisse de la collection du Musée de l’Ermitage, Catherine la Grande : un art pour l’Empire, Alexandre Denis : le paradis terrestre, Van Dongen : un fauve en ville, Cuba ! Art et histoire de 1868 à nos jours et Il était une fois l’impressionnisme : Chefs d’œuvre de la peinture française de Clark.
Sous sa direction, une nouvelle programmation invite la mode au Musée avec les premières rétrospectives sur Yves Saint-Laurent, Denis Gagnon et en 2011 Jean-Paul Gaultier, cette dernière exposition génère de remarquables retombées médiatiques et touristiques.
La musique s’introduit au Musée, notamment dans les expositions : Warhol Live : la musique et la danse dans l’œuvre d’Andy Warhol, Imagine : la ballade pour la paix de John & Yoko, « We want Miles » Miles Davis : le jazz face à sa légende, et Lyonel Feininger : de Manhattan au Bauhaus.
Suite à l’agrandissement du Musée, l’ajout du nouveau pavillon d’art québécois et canadien et d’une salle de concert, Nathalie Bondil entreprend l’étude et le réaménagement de toutes les collections et renforce la programmation en art contemporain.
Sous sa direction, le Musée des Beaux-arts de Montréal voit son membership exploser avec 62 000 membres (le plus grand nombre d’abonnements au Canada) et plus de 768 000 visiteurs (soit le 2ème musée le plus visité au Canada).

Michel Coté, directeur général du Musée de la Civilisation à Québec, œuvre depuis de nombreuses années dans le domaine de la culture et de la muséologie, à titre de gestionnaire ou de consultant, au Québec ou en France. Il occupe diverses fonctions au Ministère des Affaires culturelles, notamment celles de directeur des Arts d’interprétation et directeur des Programmes. En 1987, Il se joint à l’équipe de direction du Musée de la civilisation. Il participe activement à la création de cette institution qui ouvre ses portes en 1988. Il contribue alors à son rayonnement en tant que directeur des expositions et des relations internationales, directeur de la recherche, de la conservation, directeur de l’éducation et de la diffusion. A ce titre, il met sur pied les programmes d’activités culturelles et éducatives, les expositions temporaires et itinérantes, il participe également au développement des collections et à la réalisation des projets internationaux.
De 1999 à 2010, il devient le directeur général du Musée des confluences à Lyon, un musée thématique et pluridisciplinaire de sciences et de sociétés. Il y réalise de nombreuses expositions dont l’exposition « Inuit, quand la parole prend forme » présentée à Québec, Paris, Toulouse et Lyon. Parallèlement, il agit à titre de conseiller scientifique et d’expert auprès du Musée de l’Europe et de la Méditerranée, du Musée de l’Homme et de la Cité de l’Immigration.
Michel Coté a été président de la Société des musées québécois, président d’Icom Canada et a siégé au Conseil international des musées à Paris. Depuis 2010, il dirige le Musée de la civilisation, misant sur les forces qui ont fait sa réputation tout en laissant une marge place aux idées nouvelles et à l’innovation.

Nathalie Bondil 
- Directrice et conservatrice en chef du Musée des Beaux-arts de Montréa Michel Coté - 
Directeur général du Musée de la civilisation à Québec
L'Ambassadeur Alfred Siefer-Gaillardin félicite Nathalie Blondil L'Ambassadeur Alfred Siefer-Gaillardin félicite Michel Coté
 

2011 :  Alain Pacherie Jeannot Painchaud

Alain Pacherie
Président du Festival Mondial du Cirque de Demain Président Fondateur du Cirque Phénix - Président de l'Académie Fratellini
Jeannot Painchaud
Président directeur général et artistique du Cirque Eloïze
Alain Pacherie et Jeannot Painchaud de gauche à droite : Marc Lortie, Ambassadeur du Canada en France, Michel Robitaille, Délégué général du Québec et Alfred Siefer-Gaillardin, Président de l’Institut France-Canada et du jury du Prix Samuel de Champlain
Prix Samuel de Champlain 2011

Communiqué de presse
 
   

2010 :  Jean-Michel Demetz Louis-Bernard Robitaille

Jean-Michel Demetz
Rédacteur en chef adjoint à l’Express, service Monde
Louis-Bernard Robitaille
Journaliste à la Presse et écrivain
Grand reporter à L'Express, Jean-Michel Demetz apparaît comme un des meilleurs spécialistes français du Canada, dont il connaît le moindre recoin. Arrivé dans la capitale française au tout début des années 1970, Louis-Bernard Robitaille est de son côté le doyen des correspondants québécois en France. Il a largement contribué à faire comprendre les subtilités de la réalité française aux Québécois, d'autant qu'il a aussi signé, outre quelques romans, plusieurs essais consacrés aux moeurs des Français. Son dernier ouvrage, Ces impossibles Français, paru cette année aux éditions Denoël
Jean-Michel Demetz reçoit le prix Samuel de Champlain Louis-Bernard Robitaille reçoit le prix Samuel de Champlain
Jean-Michel Demetz et Louis-Bernard Robitaille reçoivent le prix Samuel de Champlain
   

2009 :  Hortense Archambault et Vincent Baudriller  Robert Carsen

 
Hortense Archambault et Vincent Baudriller
Directeurs du Festival d’Avignon  
Robert Carsen
Metteur en scène
En 2003, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, complices de longue date et attachés depuis plusieurs années déjà au Festival d'Avignon dans diverses fonctions, sont nommés codirecteurs de ce prestigieux festival. En 2007, leur mandat est renouvelé pour quatre ans. En tant que codirecteurs du festival d'Avignon, ils ont, en 2009, offert à la création canadienne une vitrine tout à fait exceptionnelle autour de l'artiste associé, Wajdi Mouawad dont ils avaient, en 2008 déjà, présenté Seuls. En 2009, le festival d'Avignon présentait Le sang des promesses composé de la trilogie formée par Littoral, Incendies, Forêts présentée en intégrale dans la Cour d'honneur du Palais des Papes ci de Ciels créée pour l'occasion, écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad. La programmation était également marquée par une présence importante de la création contemporaine canadienne en théâtre, danse, poésie, cinéma et arts visuels, soit plus de dix projets artistiques venus de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et du Québec. Événement d'envergure internationale, le Festival d'Avignon a permis aux artistes canadiens d'être vus par des spectateurs du monde entier et bien évidemment français, et ceci grâce à l'enthousiasme et à la détermination de Hortense Archambault et de Vincent Baudriller, véritables passeurs sur la scène française de la création canadienne dans ce qu'elle a de meilleur. Né au Canada, Robert Carsen a vite connu un succès mondial grâce à des mises en scène audacieuses et primées telles A Midsummer Night's Dream de Britten, production créée au Festival d’Aix-en-Provence en 1991, puis reprise dans plusieurs théâtres français et internationaux (parmi lesquels La Scala de Milan en juin 2009 et le Liceu de Barcelone en 2005, où elle a été captée en DVD). Si son influence et sa renommée sont planétaires, la France est incontestablement sa terre d'inspiration. Après son triomphe initial, Robert Carsen est revenu à Aix-en-Provence pour Die Zauberflöte, ainsi que pour Orlando et Semele de Haendel; ses autres engagements en France le conduisent à Bordeaux (Le Nozze di Figaro), Lyon (Salome), et à l'Opéra National de Paris où il a signé dix nouvelles productions: Manon Lescaut, I Capuleti e i Montecchi, Nabucco, Lohengrin, Les Contes d’Hoffmann, Alcina, Rusalka. Les Boréades, Capriccio et Tannhäuser. En 2006 sa production de Candide de Bernstein (dans une nouvelle adaptation de sa main) connaît un succès éclatant au Théâtre du Châtelet ainsi qu'à La Scala de Milan et à l'English National Opera. En juillet-août 2010 cette même production sera présentée à Robé et à Tokyo au lapon. En mai 2007, il fut invité à concevoir et mettre en scène la soirée célébrant le 60ème anniversaire du Festival de Cannes. En 2008, Paris fut encore une fois le site de son exploration artistique puisqu'il signa au Grand Palais la scénographie et la direction artistique de l'exposition consacrée à Marie-Antoinette. En septembre 2008, Robert Carsen a mis en scène Armide de Lully au Théâtre des Champs-Elysées. Chevalier dans l'Ordre des Arts et Lettres et Officier de l'Ordre du Canada, Robert Carsen a reçu le Prix du Syndicat de la critique en France pour A Midsummer Night’s Dream et Candide. Canadien anglais d'origine et francophile de passion, il a choisi la France pour poursuivre sa recherche esthétique dont on sait déjà qu'elle a marquée l'histoire de la mise en scène française et internationale.
Hortense Archambault, Vincent Baudriller et Robert Carsen reçoivent le prix samuel de Champlain Hortense Archambault, Vincent Baudriller et Robert Carsen reçoivent le prix samuel de Champlain  

2008 :  Patrice Leconte  Denys Arcand

 
Patrice Leconte
Denys Arcand
 
En 1977, Patrice Leconte accepte de tourner l'adaptation à l’écran d'une pièce de café-théâtre, Crustacés et coquillages qui, à l'écran, deviendra Les Bronzés. La suite est connue, en France, au Québec et dans toute la Francophonie : cette comédie devient emblématique de toute une génération. Depuis ce premier grand succès, 30 ans se sont écoulés et Patrice Leconte est devenu incontournable du cinéma français. Créateur éclectique, il se risque à plusieurs genres et varie les registres : la comédie populaire Viens chez moi, j’habite chez une copine ou Les spécialistes, le film d’auteur, Monsieur Hire ou Le mari de la coiffeuse, comme le film en costumes, Ridicule qui lui vaudra les Césars du meilleur réalisateur et du meilleur film. On se souvient également La veuve Saint-Pierre, pour lequel il a osé se mesurer à l’hiver canadien : il a tenu et soutenu toute une équipe durant d’interminables sessions à -40°C au lac Saint-Jean, Québec, avant d’en passer quatorze à Louisbourg à inventer l'hiver parce qu'il ne faisait pas assez froid. Cette ténacité traverse toute l’œuvre de Patrice Leconte, œuvre humaniste qui, par la multiplicité des points de vue quelle propose, témoigne de la diversité du monde et de la pluralité des voix qui s'élèvent. En quarante ans, Denys Arcand a su s'imposer comme l'un des cinéastes canadiens les plus renommés sur la scène internationale. Auteur-réalisateur de nombreux longs métrages de fiction et documentaires, il s'est fait remarquer, notamment, avec le Déclin de l'empire américain (1986) et Jésus de Montréal (1989), tous deux en nomination pour l'Oscar du Meilleur Film en langue Étrangère Stardom (2000), fait la clôture du   Festival de Cannes et l’ouverture  du Festival de Toronto. Les Invasions barbares (2003) remporte un succès phénoménal dans le monde entier, le film a obtenu, entre autres, le César du Meilleur Film Français de l'année, le prix du Meilleur Scénario du Festival de Cannes et l'Oscar du Meilleur Film en langue étrangère. L’Âge des ténèbres a clôturé la 60e édition du Festival de Cannes. L’œuvre de Denys Arcand offre une vision mordante et cynique de la société moderne, mais elle reflète également un grand amour de l’histoire et une passion pour la nature humaine dans tous ses états.
Patrice Lecomte et Denys Arcand reçoivent le prix Samuel de Champlain
Patrice Leconte et Denys Arcand
Patrice Lecomte et Denys Arcand reçoivent le prix Samuel de Champlain  

2007 :  Hervé Foulon et Brian Spence  Jacques Lacoursière

 
La librairie canadienne de Paris, Brian Spence, directeur et La librairie du Québec, Hervé Foulon, président Jacques Lacoursière

Aussi appelée « Abbey book Shop », la Librairie Canadienne de Paris a ouvert ses portes en 1989 à l'initiative de Monsieur Brian Spence, faisant d'elle la plus ancienne de la capitale.  Librairie de référence, elle offre un service de distribution et de diffusion de maisons d'éditions québécoises et participe aux différents festivals et salons littéraires en France. Ses soirées littéraires et ses lancements d'auteurs anglophones ont forgé sa réputation d'excellence.

Fondée en 1995 et reprise en 2000 par Monsieur Hervé Foulon, Président des Editions HMH Hurtubise de Montréal, la Librairie du Québec à Paris s'est donné pour mission de promouvoir la culture québécoise en Europe grâce à un fonds d'exception et d'offrir à Paris un lieu de rencontres avec les auteurs de la « Belle Province ». Modernité québécoise oblige, l'ensemble de ses références sont accessibles sur Internet.
Professeur, chercheur, conférencier, animateur de radio et de télévision, Jacques Lacoursière est sans nul doute l'historien québécois le plus connu, dont les excellents travaux de vulgarisation ont permis de diffuser largement la connaissance de la période française du Canada. De son œuvre magistrale, «Canada-Québec 1534-2000 » reste son ouvrage le plus populaire. Plusieurs fois réédité, il propose une synthèse originale et remarquable de l'histoire du Canada.
Brian Spence, Hervé Foulon et Jacques Lacoursière reçoivent le prix Samuel de Champlain Brian Spence, Hervé Foulon et Jacques Lacoursière reçoivent le prix Samuel de Champlain
cf. Article presse canadienne
 

2006 :  Marie-Hélène Fraïssé  Michael Snow

 

Marie-Hélène Fraïssé

La Française Marie-Hélène Fraïssé est la journaliste de radio du service public qui a le plus fait connaître la culture canadienne sous ses aspects les plus divers depuis une vingtaine d'années. Productrice d'émissions de France-Culture: séries documentaires, grands reportages, direction de magazines, elle crée les émissions hebdomadaires « Microhehdo » (actualité internationale), puis « L'échappée Belle «, « L'usage du inonde », « Tout un monde » ; invitation au voyage, dialogue des cultures, histoire des découvertes, musiques du monde. Elle a notamment mis en valeur des groupes minoritaires comme les Inuit et d'autres nations autochtones canadiennes. Elle a présenté des noyaux actifs de la francophonie éclatée, de Terre-Neuve aux plaines de l'Ouest ; elle a aussi révélé des périodes fascinantes de l'histoire canadienne comme l'exploration de la baie d'Hudson, la recherche du passage du Nord-Ouest, ou encore la ruée vers l'or du Yukon. Les Québécois n'ont pas été oubliés, chez qui elle a pris plaisir, là aussi, à déceler des subtilités étonnantes. L'ensemble de ses émissions et de ses travaux présente le Canada dans son unité et sa diversité, avec un regard attentif et objectif pour rejoindre un vaste public. Grand reporter, elle collabore également au Monde, à Guo et au Figaro Magazine. Ecrivain, elle a publié notamment « Aux commencements de l'Amérique 1497-1803, « Découvreurs d'Amériques » et « Les Indiens d'Amérique du Nord ainsi qu'un livre de contes pour enfants.

Michael Snow

Le Canadien Michael Snow est né à Toronto en 1929 où il vit toujours. Le développement des arts visuels canadiens durant la seconde moitié du XXe siècle est quasi synonyme de Michael Snow. De la photographie, au cinéma en passant par l'holographie, la peinture, la sculpture, l'installation et le jazz expérimental, Michael Snow a touché à presque tout, découvrant toujours, de nouveaux territoires. Chaque œuvre est une expérience complexe de perception qui renvoie le spectateur à la prise de conscience de sa position de spectateur ; chaque œuvre est un piège visuel mais aussi un plaisir intellectuel et sensoriel fondé sur des questions fondamentales adressées au regard. Auteur d'un grand nombre de films devenus des œuvres cultes dans le champ du cinéma expérimental, son film « Wavelenght » (1967) a récemment été désigné par la Cinémathèque québécoise comme l'un des plus importants films du siècle. Ses films sont légendaires, reconnus en Amérique du Nord, en Europe, au Japon et en Extrême-Orient, et figurent au programme d'écoles de cinématographie du monde entier. Si, au départ, son importance majeure a été reconnue dans le champ filmique, il est aujourd’hui incontestablement reconnu comme une figure centrale de l'art du XXI siècle. Pianiste professionnel, Snow a fait de nombreux enregistrements et concerts et se produit régulièrement avec le groupe torontois « CCMC » ; Le centre Georges Pompidou lui a consacre une grande exposition en 1978-1979: « Michael Snow ». En 2004, il a reçu un doctorat honoris causa de l'Université de Paris l, Panthéon-Sorbonne.

   

Marie-Hélène Fraïssé & Michael Snow
Marie-Hélène Fraïssé et Michael Snow reçoivent le prix Samuel de Champlain  

2005 :  Jean-Pierre Pichard Robert Lepage

 

Jean-Pierre Pichard

Né en 1945 à Châtellerault, Jean-Pierre Pichard a été était secrétaire de Bogaded Ar Sonerion, fédération de plusieurs milliers de musiciens bretons. En 1972, il intègre le festival de Lorient qui se transforme en Interceltique. Après 35 ans à la tête du festival, en 2007, Jean-Pierre Pichard a décidé de prendre une retraite bien méritée. Il est connu aujourd’hui en tant que directeur général honoraire du festival et responsable des « Nuits magiques », le plus grand spectacle du festival qui attire en août plus de six cents visiteurs. Jean-Pierre Pichard est aussi connu comme professeur au Conservatoire régional de musique de Bretagne.

Robert Lepage

Robert Lepage (né en 1957 à Québec) est un metteur en scène, un scénographe, un auteur dramatique, un acteur et un cinéaste québécois (Canada).
Reconnu par la critique internationale, il crée et porte à la scène des œuvres originales qui bouleversent les codes de réalisation scénique classique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies lui servant à développer de nouvelles écritures scéniques. Il puise son inspiration dans l’histoire contemporaine et son œuvre, moderne et insolite, transcende les frontières.

Jean-Pierre Pichard et Robert Lepage reçoivent le prix Samuel de Champlain Jean-Pierre Pichard et Robert Lepage reçoivent le prix Samuel de Champlain
     

2004 :  Charles Aznavour  

 

Charles Aznavour

Charles Aznavour a débuté sa carrière à Montréal et à Québec dans les années 1948-1950. Les Canadiens ont immédiatement reconnu son talent prometteur. Depuis lors, Charles Aznavour est retourné presque chaque année au Canada où il est devenu un des ambassadeurs de la culture française entre Montréal et Toronto, Ottawa et Québec. A son tour, Charles Aznavour a parrainé de nombreux artistes canadiens en France, de Félix Leclerc à Linda Lemay.

Charles Aznavour reçoit le prix Samuel de Champlain
   

2003 :  Bernard Pivot  Claudette Hould

 

Bernard Pivot

Rédacteur au Figaro littéraire de 1958 à 1971, puis chroniqueur à Europe 1, l'enfant du Beaujolais s'est surtout fait connaître depuis 1973 en qualité de producteur et d'animateur d'émissions littéraires (Ouvrez les guillemets, Apostrophes, Bouillon de culture et Double Je), dans lesquelles Bernard Pivot a invité nombre d'auteurs canadiens francophones et ainsi contribué au rayonnement en France de la culture canadienne.
Figure bien connue des petits écrans canadiens grâce a TV5 et au réseau éducatif TFO-TVOntario, Bernard Pivot partage une relation intime avec le Canada, où ses émissions sont traditionnellement diffusées en première partie de soirée.
Depuis qu'il a remis au goût du jour la dictée, les compétitions d'orthographe ont fleuri un peu partout dans le monde, et en particulier au Canada, où la Dictée des Amériques est très suivie. On peut, en ce sens, en considérer Bernard Pivot comme l'inspirateur, sinon le père. 
Si Bernard Pivot a accepté très peu de prix au cours de sa carrière, le Prix Samuel de Champlain est la troisième distinction canadienne qu'il reçoit. 

Claudette Hould

Docteure en histoire et professeure d'histoire de l'art, Claudette Hould ne cesse depuis près de trente ans de conter aux Canadiens la Révolution française.
Spécialiste de la gravure révolutionnaire, cette professeure émérite, aujourd'hui associée au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal, autrefois conservateure de l'art européen des XIXe et XXe siècles du Musée des beaux-arts de Montréal, est l'auteure de différents ouvrages consacrés à la gravure pendant la Révolution française. 
OfOfficier de Ordre des Arts et des Lettres de la République Française, récipiendaire de la médaille en argent du Bicentennaire de la Révolution française, Madame Hould a reçu en 2000 le prix d'excellence en enseignement de l'Université du Québec, rendant hommage à son enseignement empreint de passion et de raison : amour de l'art, curiosité d'en savoir toujours plus et rigueur méthodologique.  

Bernard Pivot et Claudette Hould reçoivent le prix Samuel de Champlain Bernard Pivot et Claudette Hould reçoivent le prix Samuel de Champlain

2002 :  Hubert Reeves  Françoise Lepeltier

 

Hubert Reeves

Hubert Reeves (né en 1932 à Montréal) est un astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-québécois. Ayant débuté sa carrière en tant que chercheur en astrophysique, il pratique aussi la vulgarisation scientifique depuis les années 1970 et s'avère militant écologiste depuis les années 2000.

Françoise Lepeltier

Ancien grand reporter au Figaro, Françoise Lepeltier a parcouru le Canada pendant plus de vingt ans, de l'Arctique à la frontière américaine et des récifs de Terre-Neuve aux falaises luxuriantes de la Colombie Britannique. Elle est saluée par ses confrères tant français que canadiens comme l'une des meilleures connaisseuses du Canada.

Hubert Reeves et Françoise Lepeltier recoivent le prix Samuel de Champlain  Hubert Reeves et Françoise Lepeltier recoivent le prix Samuel de Champlain
     

2001 :  Jean-Michel Lacroix  Antonine Maillet

 

Jean-Michel Lacroix

Jean-Michel Lacroix a été directeur général du Centre national d'enseignement à distance (Cned), recteur d'académie de 2005 à 2009. Diplômé d‘études supérieures, agrégé d'anglais en 1968 et docteur d'État (université de Paris 3) en 1978, il enseigne à l’université de Laval à Québec.
Il est maître de conférences à l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux de 1971 à 1990, et tour à tour assistant agrégé, maître-assistant puis professeur à l’université de Bordeaux 3. Il est professeur à l’université de Paris 3 (Institut du monde anglophone) depuis 1989. Nommé recteur de l’académie de Besançon (1995-1999), il est élu en mai 2001 président de Paris 3. Il est recteur de l’académie d’Aix-Marseille de 2002 à 2004, puis de l’académie d’Orléans-Tours de 2004 à 2005, date à laquelle il est nommé recteur d’académie, directeur général du Cned.
Il est responsable du Centre d’études canadiennes / cultures nord-américaines de Paris 3 depuis 1990. Il est membre du groupe de travail européen sur les études canadiennes (European network) depuis 1990. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment: une "Histoire des États-unis" (2001), "Les Minorités et l’Etat" (1986), "Métamorphoses d'une utopie : le pluralisme ethno-culturel en Amérique" (1992) Jean-Michel Lacroix a reçu la médaille de la protection judiciaire de la jeunesse ainsi que la médaille du service méritoire (à titre civil) du Canada.
Il est également Chevalier dans l’Ordre national du Mérite, Commandeur des Palmes académiques et Chevalier de la Légion d’Honneur.

Antonine Maillet

Antonine Maillet, née en 1929, est une romancière et dramaturge canadienne d'origine acadienne. Elle est notamment connue grâce au succès de sa pièce La Sagouine. En 1976, elle a été faite officier de l'ordre du Canada et a été promue Compagnon en 1981. Mme Maillet a reçu de la Société royale du Canada la médaille Lorne Pierce en 1980. En 1985, elle a été faite officier de l'ordre des Arts et des Lettres de France et en 2005, elle a été intronisée à l'ordre du Nouveau-Brunswick.
Elle est membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada. En 1979, son œuvre Pélagie-la-charette a remporté le Prix Goncourt, lui donnant la distinction d'être, avec Atiq Rahimi, la seule personnalité non européenne à qui a été décerné ce prix.
Elle est l'auteur de nombreux romans et pièces de théâtre très populaires. Son roman Pélagie-la-Charette évoque le Grand Dérangement de 1755 (déportation des Acadiens par les Britanniques). C'est l'histoire et le folklore de l'Acadie qui l'inspirent.

     

2000 :  Michel Drucker Pierre Lampron

 

Michel Drucker

Issu d’une famille juive, Michel Drucker a bien failli ne jamais voir le jour : en 1942, son père est arrêté sur dénonciation et sa mère, enceinte de lui, avec son frère Jean se fait contrôler sur le quai de la gare de Rennes par un officier de la Gestapo. Un homme qu’elle ne connaît pas intervient et dit en Allemand qu’elle est sa femme et les sauve certainement : il s’agissait de Pierre Le Lay, père de Patrick Le Lay... Le jeune Michel rejoint l’ORTF en 1965 en tant que commentateur sportif où il tient la rubrique du JT et devient commentateur officiel des grandes manifestations sportives comme la coupe du monde de football. En 1974, il oriente sa carrière vers la variété et il anime des émissions mythiques comme Champs-Elysées, Stars 90, Ciné Stars, Drôles de stars, Studio Gabriel, Faites la fête ou encore Drucker and co… Depuis 1998, il anime Vivement dimanche sur France 2. Il est la figure historique de la télévision française.

Pierre Lampron

Président de TVA Film, Pierre Lampron a assumé auparavant la présidence de TV5 dans les Amériques. De 1995 à 1999, M. Lampron oeuvrait en tant que président de la Société de développement des entreprises culturelles. À titre de président de la SODEC, il a également été un acteur important dans la mise sur pied de nouveaux outils financiers complémentaires aux différents types de financement offerts par la Société, notamment le Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC) et la FIDEC, la Financière des entreprises culturelles du Québec. De 1989 à 1995, il était directeur du bureau de Téléfilm Canada à Paris et a également dirigé, de juillet 1994 à mars 1995, la bureau de Londres. Auparavant, M. Lampron a travaillé au ministère des Communications du Québec où il a occupé divers postes, dont celui de directeur général de la coordination et des politiques de 1987 à 1989

Michel Drucker reçoit le prix Samuel de Champlain
     

1999 :  Jean-Michel Dubin  Luc Plamondon

 

Jean-Michel Dubin
Les Editions Guide Michelin

Luc Plamondon

Luc Plamondon est un producteur et parolier québécois. Il est surtout connu pour ses participations aux comédies musicales Starmania et Notre-Dame de Paris.
En plus de ses collaborations auprès d'Emmanuëlle, de Renée Claude et de Diane Dufresne, il devient le parolier de nombreux chanteurs et chanteuses québécois et européens, tels que Julie Zenatti, Julien Clerc, Nicole Croisille, Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Richard Cocciante, Claude Dubois, Nicole Martin, Robert Charlebois, Pierre Bertrand, Fabienne Thibeault, Nanette Workman, Martine St-Clair, Diane Tell, Ginette Reno, Julie Arel, Donald Lautrec, Petula Clark, Murray Head, Catherine Lara, Garou, Monique Leyrac, Daniel Balavoine, Barbara, France Castel, Bruno Pelletier et Marie Denise Pelletier.

Jean-Michel Dubin et Luc Plamondon reçoivent le prix Samuel de Champlain
   
     

1998 :    Jacques Warwick  Michèle Therrien

 

Jacques Warwick

Jack Warwick, spécialiste de la littérature québécoise est l'auteur de Le Long Journey (1968) ; il travaille sur une édition savante de l'Histoire du Canada. D'autres documents publiés ces dernières comprend des travaux sur Maria Chapdelaine, et une édition pédagogique du Grand Voyage du Pays des Hurons de Gabriel Sagard

Michèle Therrien

Michèle Therrien est une spécialiste d’ethnolinguistique inuit. Professeur des universités à l’Institut national des langues et des cultures orientales de Paris (Inalco), elle est responsable des enseignements de langue et de culture inuit. Cette enseignante charismatique a formé des générations d’étudiants autour du principe selon lequel langue et culture inuit sont indissociables.

Jacques Warwick et Michèle Therrien reçoivent le prix Samuel de Champlain Jacques Warwick et Michèle Therrien reçoivent le prix Samuel de Champlain
      

1997 :  Jean-Marie Fonteneau Denis Vaugeois

 

Hommage à Jean-Marie Fonteneau

En 1987, Jean-Marie Fonteneau arrivait à Belle-Isle-en-Mer pour entreprendre un travail "pharaonique" à la demande de M. et Mme Larquetoux : faire revivre la Citadelle abandonnée depuis des dizaines d'années. Deux ans plus tard en mai 1989, les résultats étaient déjà là, le Congrès de l’Association Vauban était organisé à Belle-Ile-en-Mer.
En I990, un voyage en Acadie organisé par les Amitiés Acadiennes lui a permis de, découvrir l'Acadie mais surtout de lier des amitiés durables. Jean-Marie a été le principal acteur de ces amitiés. À partir de ce voyage, l'histoire des Acadiens et en particulier des Acadiens de Belle-lle-en-Mer est devenue une de ses passions.
Tout en participant à faire progresser la restauration de la citadelle. à y organiser des manifestations et. des expositions dignes d'un musée national , il s'impliquait dans la promotion de Belle-Ile-en-Mer, dans l'écriture de livres et dans son travail de recherche sur l'histoire de Belle-Ile-en-Mer.
En 1994, lors du premier congrès mondial acadien au Nouveau Brunswick, Jean-Marie a été invite a faire une conférence à Moncton sur les Acadiens de Belle-Ile-en-Mer.
En 1996, il a publié "les Acadiens Citoyens de l'Atlantique". Ce livre qui relate l'épopée et la généalogie des Acadiens de Belle-lie-en-Mer est un témoignage de leur histoire. Pour cet important travail de recherches, il a reçu la reconnaissance ô combien méritée : la médaille d'histoire de l'Académie de Marine et le prix Samuel de Champlain de l'Institut France-Amérique.  
Par son action, il a contribué d'une manière exceptionnelle à une meilleur appréciation et compréhension  de l'histoire de Belle-Ile-en-Mer et à une entente plus riche et plus profonde des Français, des Canadiens et des Américains qui s'intéressent à l'Acadie.
Son décès le 28 mars 1998, en Acadie, où il s'apprêtait à donner une série de conférences, représente l'ultime symbole de cette véritable passion pour cette terre et son histoire. 

Denis Vaugeois

Denis Vaugeois est un éditeur, un historien et un homme politique québécois. Il a été président de Boréal Express (devenu plus tard les Éditions du Boréal) et député péquiste de Trois-Rivières de 1976 à 1985.

Natif de Saint-Tite, il étudie au séminaire Saint-Joseph, à l'école normale Jacques-Cartier, à l'Université de Montréal et à l'Université Laval, où il obtient son doctorat en histoire.
D'abord fonctionnaire pour le gouvernement québécois, il travaille pour le ministère de l'éducation du Québec et le ministère des Affaires intergouvernementales.
À partir de 1962, il joue un rôle actif dans l'édition avec Boréal Express. Avec Jacques Lacoursière et Jean Provencher, il est d'ailleurs l'un des trois auteurs de Canada - Québec, synthèse historique, un ouvrage qui a initié des centaines de milliers d'élèves du secondaire à leur histoire nationale.
Il préside ensuite l'association des éditeurs canadiens pendant les années 1970.

 

Prix Samuel de Champlain